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  • 10 vidéos conseillées par la rédaction : Troisième épisode
    Nous sommes de retour pour vous présenter dix vidéos à voir ou à revoir afin de rendre hommage à des créateurs français qui vont vous parler pas mal de jeux vidéo mais aussi de cinéma. Pas de réel fil rouge entre les vidéos si ce n'est mettre en lumière nos univers préférés.1- Star Wars Trilogy Special Edition de GorkabCela permet déjà de présenter l'excellente chaîne de Gorkab qui revient principalement sur les débuts des images de synthèse où les films fantastique ou de SF prennent une bonne place. Dans de documentaire, il a retrouvé des artistes d'ILM qui ont œuvré sur l'édition spéciale et retouchée de la Trilogie Originale Star Wars pour sa ressortie au cinéma en 1997. Et c'est passionnant.2- Metal Gear Solid 3 : Mission Vertueuse de JVH – Jeu Vidéo et HistoireLe vidéaste Romain Vincent est enseignant d'Histoire-Géographie et revient parfois sur l'aspect historique de certains titres dont l'excellent Metal Gear Solid 3. Histoire de voir comment la guerre froide est traitée dans ce grand jeu où Américain et Russes s'affrontent dans la jungle avec des clins d’œil appuyés à des événements et personnages réels de l'époque.3- Mass Effect | La Tribune de OlbiusIl y a près de 20 ans, la trilogie Mass Effect débutait pour notre plus grand bonheur. Le vidéaste Olbius en dressait un bilan il y a dix ans afin de nous faire comprendre à quel point son univers était génial et comment a évolué son gameplay pour répondre aux standards de la génération PS360.4- Pokémon – Compléter le Pokédex par EdwardEn ce qui concerne les chaîne de jeux vidéo, celle d'Edward devient de plus en plus incontournable. Une présentation constante de titres plus ou moins cultes venant de toutes les époques dont les premiers jeux Pokémon. Une vidéo qui insiste sur la genèse du projet, son génie comme le phénomène qu'il a en engendré tout en présentant les moyens de les finir à 100%...5- Seaman ! par le Joueur du GrenierSeb et Fred du Grenier nous présentent ici un des objets vidéoludiques non identifiés les plus cultes de la Dreamcast : Seaman. Des poissons à tête humaine qui ont de quoi alimenter nos cauchemars mais on est clairement pas au bout de nos surprises. Le tout présenté avec un humour toujours aussi bon comme une présentation détaillée du projet par les deux compères.6- Les BOSS qu'il ne vaut pas tuer par JV – JeuxVidéoSi comme moi vous avez saigné les chroniques de JeuxVidéo.com, sachez qu'elles existent encore plus ou moins venant de la rédaction du site. Notamment Boss Fight qui revient sur les combats de boss les plus emblématiques du média dont cette vidéo sur le mythique Shadow of the Colossus. Le jeu de Fumito Ueda nous proposait une succession de combats dantesques mais à l'aboutissement bien sombre. Ce qu'explique bien la vidéo.7- Kung Pow : la meilleure VF/VQ de l'histoire par SavunQuand l'hilarant Savun revient sur une des parodies les plus allumées des années 2000, on est forcément attentifs. Retour donc sur l'improbable Kung Pow, parodie américaine de films d'arts martiaux complètement barrée et assumant son côté nanar jusque dans une VF québécoise d'anthologie. Bref, des sous-entendus sexuels très subtils, beaucoup de noix, une femme brune (mais ce n'est pas sa seule caractéristique...), un méchant très méchant et des Français sont au programme...8- Syberia – Voyage au bout du monde par AvorpalLe vidéaste Avorpal s'est fait une spécialité de mettre en avant les jeux d'aventures dont le premier Syberia du regretté Benoît Sokal. Une bonne vidéo permettant de rendre hommage à ce très bon jeu à l'histoire prenante, à l'ambiance si particulière mais surtout à la direction artistique intemporelle. Si vous ne connaissez pas le jeu, regardez au moins cette vidéo !9- The Last Of Us - 5 ans Plus Tard, Toujours Inégalé par AubinBon retour par le vidéaste Aubin (passé un temps chez JV.com) sur l'excellent The Last of Us rendant justice à son univers comme à son histoire devenus cultes. Mais Aubin insiste aussi beaucoup sur le gameplay montrant à quel point il fait corps avec l'univers tout en étant très plaisant à jouer. Surtout dans son mode de difficulté le plus rude.10 – La Nuit du Chasseur par Eliot MiniAvec son émission C'est Pas Si Mal, Eliot Mini voulait nous donner envie de voir de vieux classiques afin de nous sortir un peu de notre confort de spectateur des années 2010. Notamment avec cette vidéo très complète sur le cultissime La Nuit du Chasseur rendant hommage au travail de Charles Laughton et ses influences du cinéma muet. Et il se murmure qu'une critique de ce film pourrait apparaître un jour sur SFU...
  • Les Ensorceleuses, le roman du film culte des années 90 enfin en librairie ! : Avant la sortie du nouveau film ! Pour les amateurs de sorcellerie et de féminisme !
    Le roman Practical Magic d’Alice Hoffman s’inscrit dans une fantasy contemporaine intimiste, presque domestique, où la magie n’est jamais spectaculaire mais profondément ancrée dans le quotidien. L’histoire suit la lignée des sœurs Owens, héritières d’une famille marquée par une ancienne malédiction : les femmes du clan semblent condamnées à vivre des histoires d’amour tragiques. À travers cette destinée singulière, le roman explore avant tout les thèmes de l’héritage familial, de la solitude, du désir d’aimer sans se perdre et de la manière dont une famille tente de survivre à ses propres légendes.Ce qui frappe d’emblée dans le livre, c’est son atmosphère envoûtante. Loin des récits de sorcellerie traditionnels, la magie y est diffuse, presque symbolique. Elle agit comme un langage permettant d’exprimer les émotions, les traumatismes et les choix qui façonnent une existence. Le style d’Alice Hoffman est empreint de mélancolie et de poésie, avec une forte dimension féminine et générationnelle qui traverse toute l’œuvre.Beaucoup connaissent toutefois cette histoire grâce à son adaptation cinématographique. Sorti en 1998 sous le titre original Practical Magic — et connu en France sous le nom Les Ensorceleuses —, le film met en scène les sœurs Owens incarnées par Sandra Bullock et Nicole Kidman. Cette version prend un virage plus léger et plus accessible que le roman. Elle accentue la romance, l’humour et une esthétique résolument « witchy », caractéristique de la fin des années 1990, entre demeure gothique, sortilèges visuels et ambiance d’Halloween permanente. Là où le roman privilégie l’introspection et une certaine noirceur, le film choisit une approche plus lumineuse, portée par une intrigue romantique davantage mise en avant.Bonne nouvelle pour les lecteurs francophones : l’univers des Owens continue de s’enrichir. Le premier volume de la série, Les Ensorceleuses, paraîtra le 3 juillet, suivi d’un second tome, Le Grimoire des Ensorceleuses, annoncé pour septembre 2026 en même temps que le second opus de la saga cinématographique prévu dès le 9 spetembre. Ces ouvrages prolongent l'histoire de la dynastie familiale en explorant de nouvelles générations confrontées à l’héritage magique des Owens et aux conséquences de la célèbre malédiction. Leur publication marque le retour en librairie française d’un univers devenu culte, plusieurs décennies après le succès du roman original et de son adaptation au cinéma.Au-delà de la magie, Les Ensorceleuses demeure avant tout une histoire de transmission, de mémoire familiale et de la difficulté d’aimer sans reproduire les schémas du passé. Le film en offre une lecture plus romantique et chaleureuse, tandis que les nouveaux romans semblent promettre un approfondissement encore plus riche de cette mythologie familiale qui continue de séduire les lecteurs. 
  • Le coup de cœur thriller de chez Ankama revient ! : Quand les secrets ne suffisent plus à protéger le silence
    L'an dernier, nous avions un gros coup de coeur pour le comics Beneath the Trees Where Nobody Sees, un thriller animalier avec une tueuse froide et intelligente ! Avec ce deuxième tome, Patrick Horvath confirme que Beneath the Trees Where Nobody Sees n’est pas simplement une série reposant sur un contraste visuel saisissant entre des animaux à l’apparence adorable et une violence glaciale. L’auteur fait évoluer son récit vers un véritable thriller psychologique où la tension ne repose plus sur la surprise ou la révélation, mais sur l’attente d’un effondrement devenu inévitable.L’histoire reprend dans cette petite ville américaine après les événements du premier volume. Rien n’a réellement été réparé. Les blessures sont toujours présentes, simplement dissimulées sous une couche de normalité plus fragile que jamais. La découverte des crimes a profondément fissuré la communauté, et cette fragilité imprègne immédiatement l’atmosphère du récit. Les regards deviennent méfiants, les non-dits s’accumulent et la confiance qui unissait autrefois les habitants semble disparaître peu à peu.Au cœur de cet équilibre précaire, Samantha tente de préserver le contrôle de sa situation. Pourtant, un nouvel élément vient bouleverser la dynamique du récit : l’arrivée de la sœur de l’une des victimes. Loin d’être un simple personnage secondaire, cette nouvelle venue agit comme un véritable point de rupture narratif. Elle ne cherche pas uniquement des réponses mais incarne la mémoire vivante du crime, celle qui refuse l’oubli, le classement du dossier ou la résignation collective. Là où les habitants essaient tant bien que mal de reprendre le cours de leur existence, elle persiste à creuser, à questionner et à confronter les silences.Sa présence introduit une tension beaucoup plus directe et profondément humaine. Sa douleur ne s’efface pas, sa détermination dérange et son obstination oblige chacun à se repositionner. Dès lors, le récit change de nature. Il ne s’agit plus seulement d’une enquête ou d’une atmosphère paranoïaque, mais d’une confrontation progressive entre ceux qui souhaitent enfouir la vérité et ceux qui refusent qu’elle reste enterrée.L’une des grandes réussites de ce deuxième tome réside justement dans ce déplacement de l’intérêt narratif. Le lecteur connaît déjà l’essentiel depuis le premier volume. Patrick Horvath ne cherche donc plus à construire son intrigue autour de révélations spectaculaires. Il s’intéresse davantage aux conséquences. Le récit observe les effets en chaîne provoqués par les événements passés : un village qui se fracture lentement, des recoupements d’indices qui resserrent progressivement l’étau, des relations sociales qui deviennent de plus en plus toxiques et une vérité dont le poids commence à peser concrètement sur tous les personnages.Cette montée en tension est renforcée par une représentation particulièrement efficace de la vie communautaire. La ville apparaît comme un organisme malade où chaque parole semble dissimuler une arrière-pensée et où chaque interaction devient source de suspicion. Le contraste visuel entre le dessin doux, presque enfantin, et la noirceur des événements continue également de produire un effet remarquable. Cependant, là où ce décalage servait principalement à choquer dans le premier tome, il devient ici profondément oppressant, participant à un sentiment d’inconfort constant.Samantha demeure quant à elle un personnage fascinant, mais son rôle évolue sensiblement. Elle n’apparaît plus comme une figure en contrôle absolu de la situation. Le récit la montre davantage en train de gérer les conséquences de ses actes et de tenter de survivre dans un environnement qui se referme progressivement sur elle. Cette évolution apporte une dimension supplémentaire à son personnage et renforce encore la tension dramatique.Le récit gagne également en densité. Les ramifications se multiplient, les interactions entre les personnages deviennent plus complexes et les tensions secondaires enrichissent l’ensemble sans jamais détourner l’attention de l’intrigue principale. Cette construction plus ambitieuse peut parfois donner une impression de dispersion, notamment lors de certaines séquences d’enquête au rythme plus posé. De même, les lecteurs qui avaient été marqués par l’effet de choc immédiat du premier tome pourront être surpris par cette approche plus progressive. Pourtant, cette lente montée en pression constitue précisément la force de ce second volume.Au final, ce tome 2 ne cherche pas à reproduire l’impact du premier. Il choisit une voie plus ambitieuse en installant une tension durable et inexorable. Avec l’arrivée de la sœur d’une victime, Beneath the Trees Where Nobody Sees cesse d’être uniquement une histoire de secrets pour devenir une histoire de conséquences. Dans cette ville où chacun tente encore de préserver les apparences, la véritable question n’est plus de savoir qui connaît la vérité, mais combien de temps il faudra avant que tout ne s’effondre.

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